Mauvaise journée, je me lève et je flotte. Il y a longtemps que cette sensation ne m’avait pas envahie. L’intérieur de ma tête qui semble trop à l’étroit, mes yeux qui ont envie de jaillir de leurs orbites.
Comment apprivoiser la douleur, le flottement, sans psychoter, sans penser que l’intérieur dysfonctionne et sans tenter de faire le trajet des fluides à travers chaque cellule de mon corps afin de détecter la panne. Et surtout comment libérer son esprit quand on subit son corps.
Mon sang déconne, c’est comme si mon intérieur ne s’oxygénait plus suffisamment, mes pensées manquent de souffle.
Et je refais tout le chemin que j’ai parcouru dejà sans relâche, de l’intérêt du désir, de la futilité de la vie. Toute cette énergie mise en oeuvre pour finalement tourner en rond. Trouver du sens aux actes, aux autres ou accepter de se laisser bercer par un bien-être fait de rien et néanmoins confortable.
Où trouver la richesse qui nourrit quand l’énergie s’enfuit dès qu’on l’approche.
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