La ricoré. Je ne l’avais jamais envisagée ainsi, pour moi elle reste un souvenir de colonies interminables, de pensionnat où ceux qui comme moi n’avaient aucun goût pour le lait avait droit au régime ricoré. Ce goût du lait, que j’ai toujours détesté qu’on a remplacé par ce breuvage étrange. Chacun conserve la trace de ses émotions passagères et un jour elles surgissent à nouveau au détour d’une conversation anodine. Aujourd’hui c’est la ricoré. Sergueï en fait une analyse existentielle élaborée quand je la laisse figée dans un souvenir déplaisant.
Je vais désormais l’envisager à sa manière et me libérer.
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