« C’est une drôle de chose que la vie – ce mystérieux arrangement d’une logique sans merci pour un dessein futile. Le plus qu’on puisse en espérer, c’est quelque connaissance de soi-même – qui arrive trop tard – une moisson de regrets inextinguibles.« 

Joseph Conrad

Quand l’envie s’immisce


C’est ce qu’il s’est passé pendant la plus grande partie de ce weekend. Je ne parvenais pas à être bien avec moi-même. Je ne suis pas parvenue à éloigner de moi durablement les interrogations qui m’encombrent, la conscience de l’irrémédiable, du temps qui passe, du temps qui est passé. La pensée du manque, les fantasmes déraisonnables, loin, très loin de du détachement, de l’acceptation, en me laissant par moments glisser dans l’envie (pas l’envie positive, qui est motivation, l’envie au sens de la douleur à voir qu’autrui a ce qu’on n’a pas). Tout ça s’est invité, plus ou moins douceureusement, plus ou moins violemment selon les moments, à peu près dans tout ce que j’ai fait, que ce soit en solitaire ou en compagnie.

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